Rahan ne s’y attendait pas ! Mais cette fois-ci, ils lui avaient réservé une surprise : il vivait à une époque où les âges étaient farouches. Et il venait de découvrir une porte comme il n’avait jamais pu en rencontrer. Non seulement les portes n’existaient pas à cette époque, mais celle-ci était vraiment spéciale. Il voulait franchir cet obstacle, mais ne le connaissant pas, il était un peu circonspect. Le doute devait-il le rendre méfiant ? Lui, qui, de mémoire, avait franchi tant d’épreuves, ce qu’il venait de découvrir, en fait, amusait sa sagacité. Il ne le savait pas encore, mais cette porte était magique, elle communiquait avec le temps et pouvait projeter n’importe qui vers le futur. Ce qui l’attendait, et ce que vous allez comprendre, dépassait l’entendement mais le raisonnement nécessaire à cet homme était presque volontairement amusant du fait de nos connaissances. Installé dans une des forêts primordiales, qu’allait-il faire ?

Rebrousser son chemin n’était pas un de ses habitudes, et son coutelas qu’il venait d’orienter, venait de lui donner la direction de cette porte. La porte était ornée de mystérieux symboles dont il ne connaissait pas la signification, pour aucun d’entre eux et un voile translucide était situé dans son encadrement. Plus ou moins fluorescente, elle semblait inoffensive et d’un aspect plutôt doux et soyeux. Il venait de prendre un bâton pour l’introduire dans cette porte mais, celui-ci, ne rencontrât pas de résistance. Par contre, son extrémité disparaissait de son champ de vision comme s’il était aspiré par une surface qui le rendait invisible ! Ce bout de bois, une fois ressorti, était intact. De quelle singularité s’agissait-il ? Une petite rivière coulait à proximité de cette porte, dans les roseaux les libellules suivaient son cours, une d’entre elle, Rahan venait de l’observer, s’approchât de lui en batifolant, et alors, Rahan allait être encore étonné, car cette libellule traversa la porte puis revint vers lui. Elle avait seulement disparu pendant quelques secondes, puis elle réapparaissait pour suivre son chemin aérien.

Aussitôt Rahan introduisit son doigt , l’index, et le ressorti immédiatement, sans douleur apparente. Pouvait-il passer son corps en entier se demandait-il alors ? Si la libellule était bien entrée, puis ressortie de ses propres ailes, pouvait-il en faire autant ? Et que découvrirait-il de l’autre côté ? Un autre monde à découvrir, un paysage dont il ne connaissait pas encore le mystère ? Il ne pouvait pas voir à travers cette porte, mais son doigt et cette libellule pouvaient y entrer et en ressortir avec beaucoup de facilité apparemment. Rahan restait immobile et songeur, ne sachant pas de quoi il s’agissait. De mémoire, il n’en avait jamais vu de semblable. Ce qui l’intriguait, c’est qu’elle soit unique à sa connaissance. Il voulait désormais connaître son secret et la raison et la seule raison qui le poussait actuellement était de découvrir son fonctionnement. Ce voile lumineux ne semblait pas être composé de matière, mais uniquement de lumière qui oscillait de la couleur orange vers l’indigo, bleu, progressivement.

Rahan se demandait ce qu’il trouverait derrière cette porte car, il pouvait se dire que, puisqu’il n’en avait jamais vu de semblable, c’est alors qu’elle cachait un secret. Il allait bien sûr la franchir, sans savoir vraiment ce qui l’attendait, comme nous allons nous en rendre compte ! Le premier pas étant souvent l’essentiel, son instinct lui dictait de la franchir.

Alors, il se mit à traverser cet écran de lumière. Il allait être surpris quand il allait se rendre compte que cette porte était reliée à un canal temporel, qui allait le transporter à travers le temps au 18ème siècle précisément.

Rahan venait de perdre la vue pendant quelques secondes, alors qu’il avait traversé ce voile composé d’une lumière plus forte que la sienne, mais il allait bientôt retrouver ses facultés pour se rendre compte de ce qui l’attendait.

Pour l’instant, il ressentait comme un certain froid au niveau de ses pieds, car il était situé au coeur de Paris et ses pieds nus étaient posés sur une chaussée piétonnière composée de pavés de granit.

Cette porte ainsi franchie, il venait de retrouver ses esprits, car s’il n’avait pas vraiment bougé de place, il avait quand même traversé 101800 ans ! Il était aussi en train de se rendre compte de son environnement.
Paris au 18e siècle, rendez-vous compte, pour un homme né à l’âge des cavernes !

Son accoutrement primitif, il ne portait qu’un pagne, venait d’intriguer un petit garçon qui devait le trouver bien déshabillé et c’est pourquoi

il lui demandât qui il était et comment il s’appelait ?
Il lui répondit qu’il ne connaissait pas cet endroit mais il lui précisa qu’il s’appelait RAHAN.
Le garçon lui dit alors qu’il s’appelait Denis.

Le garçon ne voyait pas la porte magique. Elle lui était invisible, pourtant il se doutait bien de quelque chose. La tenue vestimentaire de ce personnage était plutôt rudimentaire, pourquoi ne portait-il pas de vêtements ?

Rahan ne savait pas encore que ce laps de temps que l’on venait de lui faire traverser l’avait amener dans une époque qu’il ne connaissait pas et même, il ne se doutait certainement pas de cette notion. L’espace et le temps était intimement liés, un effort certain d’imagination allait lui être demandé pour comprendre ce qui lui était arrivé.

Rahan allait découvrir Paris, mais avant, il se devait d’imaginer comment, avec sa perception, il voulait comprendre cette ville.

Il se disait alors que ces montagnes avaient dû être sculptées dans la roche. En effet, comment avaient-ils pu, d’un premier regard, transformer ces roches pour obtenir des maisons dont il n’avait aucune connaissance à son époque ?

Il avait déjà traversé de nombreuses vallées, des forêts entières, qu’elles soient tropicales ou non, des montagnes aussi.

De mémoire, il avait escaladé certaines montagnes, à ses risques et périls, mais les cités lui étaient inconnues.

Des montagnes ? il en avait déjà vues, celles-ci semblaient toutes ciselées, comme si, avec des couteaux, ses habitants les avaient creusés.

Nous allons le découvrir : toutes ces tours étaient taillées à angle droit, elles semblaient perpendiculaires, mais Rahan ne connaissait pas encore ce mot.

Certains des minéraux composaient des fenêtres, qu’il ne connaissait pas non plus, et le soleil, qu’il voyait à nouveau, semblait réfléchir sur ces parois plus lumineuses que les autres.

Certains d’entre eux avaient aussi ajouté des pots de fleurs avec des géraniums.

Les études de Rahan étaient à nouveau confrontées à de nouveaux phénomènes qu’il devait juger équitablement.

Auteur denis Beelog